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vendredi 21 septembre 2012

Ambition domotique au Japon

Révolution des usages au Japon. Extrait de l'édito RTFlash:


Le Japon veut non seulement produire la quasi-totalité de son énergie de manière propre et durable d'ici 30 ans mais il veut également changer les habitudes et réduire très sensiblement la consommation d'énergie à la source. C'est dans ce contexte qu'un projet de maison intelligente, utilisant la domotique, a été lancé début 2011.
Cette « Smart Energy House » préfigure ce que pourrait être l'habitation du futur. Entièrement gérée par informatique, elle est équipée d’une pile à combustible de 700 W, de panneaux solaires de 5 kW, de batteries de stockage lithium-ion. Résultat : dans une telle maison, une famille de trois personnes a pu réduire de presque 90 % sa consommation totale d'électricité et n'a consommé que 584 kWh en un an, contre 4830 kWh pour la même famille dans une maison japonaise standard ! 
Nous aussi on attend une catastrophe nucléaire pour développer la domotique en France?

Lien vers l'édito complet...

jeudi 30 août 2012

Smart is beautifull ...

Bravo à Emmanuel de l'alliance EnOcean pour son état des lieux très lucide du marché de la domotique en cette rentrée 2012! Extraits:
Après les Smart Phone, les Smart Devices et le Smart Building et en attendant le Smart Grid qui ne saurait tarder à imposer ses règles, nous voici désormais tous mobilisés par le Smart Home, marché au futur, semble-t-il très prometteur.
Au-delà des circuits traditionnels : Constructeurs > Distributeurs > Installateurs, de nouveaux circuits émergent : les télécom, les fournisseurs d'énergie, la grande distribution (GSB , GSS , voire GSA), l'e-commerce ou encore la distribution informatique. Des transitions profondes apparaissent également au sein même des circuits traditionnels. En effet, qui entre l'installateur électricien, le chauffagiste ou l'automaticien sera le plus à même de proposer une solution «domotique » au particulier avec le service adéquat ? Par ailleurs de nouveaux métiers «domoticiens» émergent, requérant des compétences transverses

L'article complet...

mercredi 25 juillet 2012

Bravo à Somfy...

Bravo a Somfy pour son spot qui passe en boucle lors des coupures de pub des JO London 2012 avec 3 fois le mot domotique et une mise en scène très vendeuse!

mercredi 18 juillet 2012

Une maison connectée pour bien vieillir

On parle du livre "la maison communicante" dans le Figaro. Très bon titre et des pistes intéressantes pour l'essor de la domotique : bon sens, aides, convergence entre les différents acteurs comme Intel et General Electric par exemple.

jeudi 12 juillet 2012

La domotique au secours des économies d’énergies?

Enquête intéressante sur les nouvelles solutions disponibles sur le marché de la domotique par Cleantech Republic.

jeudi 24 mai 2012


Après le succès des éditions précédentes et, compte tenu, de l’évolution rapide des technologies domotiques et multimédias, il nous a semblé indispensable de publier une quatrième édition mise à jour, corrigée et augmentée.

Voici les principales nouveautés :
-Refonte de la structure du livre pour permettre un parcours de lecture adapté à chacun.
-Mise à jour de tous les chapitres pour tenir compte des évolutions des usages, des technologies et des solutions disponibles sur le marché.
-Accent porté sur la pertinence des solutions domotiques en réponse aux engagements pris par le Grenelle Environnement et à la nouvelle réglementation thermique (RT2012).
-Mise en perspective des tendances apparues récemment dans le monde du numérique (TV HD et 3D, TV IP, TNT, OLED, etc.) et de la mobilité (écrans tactiles, smartphones, tablettes, etc.).
-Études de cas complémentaires au projet Maison A : une petite installation de pilotage à distance pour un appartement rénové et une application domotique au service d’une maison passive.

Disponible au format papier et au format électronique dans toutes les bonnes librairies!

vendredi 30 décembre 2011

Atelier numérique BFM

Interview d’Olivier Courtade (Myxyty) et de Maison Communicante sur le thème de la domotique dans l’émission l’Atelier Numérique sur BFM le samedi 10 mars 2012. Panorama du marché de la domotique et présentation de la 4e édition du livre “la Maison Communicante”.


mardi 21 septembre 2010

Domoscopie VI


2010, année zéro de la domotique de nouvelle génération ?

Smarthome, le salon de la domotique intégré à interclima+elec, va ouvrir ses portes à Paris le 9 février 2010 avec l’ambition de rassembler tous les acteurs du domaine et de les accompagner dans le développement de leur activité grâce à des stands très ciblés sur les nouveautés produits ou services, un espace Smarthome Experience pour mieux faire comprendre les usages et leur mise en œuvre, un forum d'échanges entre professionnels et la présentation de projets exemplaires dans le cadre de la troisième édition du concours Smarthome Awards.

La domotique arrive maintenant à un tournant. Elle doit convaincre les utilisateurs et les professionnels de sa valeur ajoutée. Trop souvent, la domotique ne se résume qu’à un substitut des technologies traditionnelles pour mettre en œuvre des fonctions basiques. Difficile de convaincre un utilisateur d’investir dans des technologies innovantes s’il est possible de faire la même chose plus simplement et moins cher. Par exemple, la domotique se résume trop souvent à réinventer le va-et-vient et le pilotage des volets car la notion de scénarios de vie et de centralisation nécessite un effort d’abstraction et de dialogue avec l’utilisateur final.

La domotique doit à tout prix évoluer vers la gestion complète des différents lots techniques, assurer leur pilotage de façon automatique quand la maison est inoccupée (régulation et optimisation transversale, simulation de présence, détection d’incident…) et se mettre au service de l’utilisateur en anticipant ses besoins de façon transparente. Comme sur nos ordinateurs, dans nos voitures ou dans certaines chambres d’hôtel, les préférences de l’utilisateur sont sauvegardées et réactivées de façon contextuelle. Une nouvelle fois, cela nécessite une réelle analyse des besoins et une sélection pertinente des solutions techniques et des intervenants.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point que Smarthome 2010 prévoit de concentrer ses efforts en mettant à l’honneur des installateurs et des intégrateurs sélectionnés pour la qualité de leur travail et en leur donnant la parole lors des présentations de réalisations exemplaires et du premier forum des intégrateurs en domotique. Pour la première fois, les spécialistes issus de l’audiovisuel, de la gestion de l’énergie, de la sécurité et de l’électricité pourront échanger avec l’espoir d’une mise en commun des compétences et de la reconnaissance d’une nouvelle profession.

jeudi 17 décembre 2009

Domoscopie V


Le développement de la domotique implique l’émergence de nouvelles compétences et de nouveaux métiers. C’est l’opportunité pour de nombreux électriciens de faire évoluer leur entreprise vers l’intégration avec, en plus de leur expertise de base en électricité, des compétences en réseaux, en automatisme, en sécurité et en audiovisuel. Au-delà du défi en matière de formation et de veille technologique dans tous ces domaines, ils devront plus que jamais maitriser la dimension humaine de leurs projets. Contrairement à l’électricité traditionnelle qui demande peu de personnalisation, l’intégration de technologies innovantes dans le résidentiel implique une immersion complète dans la vie de la famille voire parfois dans l’intimité des utilisateurs.

Dès lors, on peut légitimement se demander si on ne va pas voir apparaitre des domoticiens spécialisés par type de projet. En effet, même si les réponses techniques sont en partie commune, l’approche commerciale et psychologique est radicalement différente quand on a en face de soi un handicapé, une famille ou un couple de seniors. Leurs préoccupations, leurs besoins, leurs priorités, leurs exigences, leur rapport à la technologie sont tellement différents qu’il est impossible de les aborder de la même façon, avec les mêmes équipes et avec les mêmes méthodes.

C’est encore plus vrai si l’on considère le domaine de l’immotique pour lequel les besoins fonctionnels, les procédures d’appel d’offres, les cycles de décision, le niveau de maintenance et de services sont radicalement différents. Dès lors, il parait complètement illusoire de penser que l’on peut développer une entreprise dans tous ces domaines à la fois. Le salut pour tous ceux qui souhaitent réussir dans la domotique ou dans l’immotique passe donc inévitablement par un choix stratégique en terme de cible commerciale. Les distributeurs, les prescripteurs, les bureaux d’études, les structures de formation et les réseaux fédérant ces professionnels devront probablement très vite s’y adapter en se spécialisant à leur tour.

mercredi 16 septembre 2009

Domoscopie IV


M to M ?

Que se cache-t-il derrière cet acronyme ? Vous séchez ? Rassurez-vous, moi aussi j’ai mis un peu de temps à comprendre. C’est pourtant le nom d’un salon en France et le slogan d’un des leader des passerelles intelligentes. Je vous aide : M2M ; Toujours pas ? OK, c’est un raccourci pour Machine to Machine ! Les machines parlent aux machines ! C’est tout de suite plus clair. Quand on y réfléchi bien, c’est même limpide puisque c’est ce qu’on essaye de faire avec la domotique : mettre en relation les équipements pour optimiser le confort, la sécurité, l’utilisation du multimédia ou les performances énergétiques d’une maison.

De là à en faire un slogan ! C’est un peu comme le terme « maison intelligente » : jamais personne n’a demandé à son électricien de rendre sa maison intelligente. Au mieux, on peut la concevoir intelligemment et faire en sorte qu’elle obéisse au doigt et à la voix à ses propriétaires. En résidentiel, trop d’automatismes tuent l’automatisme. L’utilisateur doit rester le seul maître à bord et la machine rester discrète. Contrairement aux process industriels pour lesquels on peut modéliser et répéter indéfiniment la même séquence, il est impossible de tout anticiper dans la maison. En fonction du membre de la famille qui l’utilise, de son humeur et des circonstances un automatisme sera bien accepté ou totalement rejeté. Le concept M to M préfigure peut-être le futur de nos maisons mais ce n’est pas pour demain car aucun produit sur le marché n’est aujourd’hui doté de suffisamment d’intelligence artificielle, de discernement et de capacité de personnalisation pour parfaitement anticiper les envies de l’utilisateur.

Si vous voulez perdre un client, parlez-lui de technique, de protocole ou de « M to M ». Pour le rassurer ou au moins lui donner envie d’y réfléchir, mieux vaut lui donner des exemples concrets d’applications. Si vous voulez le convaincre, parlez lui de scénarios et de simplicité d’utilisation. Après, il vous fera confiance pour gérer au mieux les aspects techniques. A vous de trouver alors les équipements interopérables capables de communiquer entre eux sur la base de votre programmation, elle-même basée sur l’analyse que vous avez fait des besoins de votre client. A vous de le ramener sur terre si ses demandes vous paraissent aller trop loin car c’est vous qui avez l’expérience des automatismes. Prévoyez toujours un mode de dérogation simple d’accès ou une programmation horaire car il n’y a rien de plus désagréable, par exemple, que ce satané détecteur qui demande sournoisement à l’ éclairage de l’éblouir toutes les nuits quand il va aux toilettes.

jeudi 7 mai 2009

A chacun sa domotique !


Quel plaisir pour tous les professionnels de la domotique de voir la nouvelle campagne de communication de Promotelec basée sur un site web grand public (www.achacunsadomotique.com) et une série de spots de pub diffusés avant le 20h de TF1 ou pendant Télématin par exemple. La domotique rentre d'un coup dans tous les foyers à travers Internet et la télévision pour éventuellement à terme y trouver une place à part entière en fonction des goûts, des besoins et des budgets de chacun. En parallèle de la montée en compétence des installateurs, de la sensibilisation des architectes, des bureaux d'études et des constructeurs, il était réellement indispensable de communiquer auprès de l'utilisateur final pour légitimer ces fonctions, crédibiliser les solutions et lui donner envie de s'équiper en faisant appel à un professionnel.

Le slogan de Promotelec " à chacun sa domotique " est vraiment très bien trouvé car il répond à tous les détracteurs pour qui la domotique n'est réservée qu'aux riches et correspond réellement à un marché qui s'adresse aussi bien aux primo-accédants qui souhaitent pré-câbler leur maison ou minimiser leurs factures énergétiques, qu'aux personnes handicapées pour qui ces technologies sont indispensables pour garder leur autonomie ou qu'aux seniors qui souhaitent rénover leur logement en se simplifiant la vie.

Pour que cette campagne soit totalement réussie, il faut espérer que les partenaires Promotelec Domotique seront assez nombreux pour répondre à la demande, assez compétents pour satisfaire de nouveaux clients ou suffisamment lucides pour s'entourer si les besoins exprimés dépassent le champ de leurs compétences. N'oublions pas que le succès d'un projet domotique repose sur une conception transversale qui concerne l'électricien mais aussi souvent le chauffagiste (gestion à distance, régulation, tableau de bord), le menuisier (volets roulants, porte de garage, portail), le couvreur (fenêtre de toit) ou le spécialiste audiovisuel (distribution vidéo, diffusion sonore, home cinéma). Ne passons pas à côté de cette nouvelle occasion de voir enfin ce marché réellement décollé en répondant de façon trop superficielle ou en ne mettant en avant que les aspects gadgets de la domotique.

mercredi 8 avril 2009

Domoscopie III


A chacun sa domotique !

Quel plaisir pour tous les professionnels de la domotique de voir la nouvelle campagne de communication de Promotelec basée sur un site web grand public (www.achacunsadomotique.com) et une série de spots de pub diffusés avant le 20h de TF1 ou pendant Télématin par exemple. La domotique  rentre d'un coup dans tous les foyers à travers Internet et la télévision pour éventuellement à terme y trouver une place à part entière en fonction des goûts, des besoins et des budgets de chacun. En parallèle de la montée en compétence des installateurs, de la sensibilisation des architectes, des bureaux d'études et des constructeurs, il était réellement indispensable de communiquer auprès de l'utilisateur final pour légitimer ces fonctions, crédibiliser les solutions et lui donner envie de s'équiper en faisant appel à un professionnel.

Le slogan de Promotelec " à chacun sa domotique " est vraiment très bien trouvé car il répond à tous les détracteurs pour qui la domotique n'est réservée qu'aux riches et correspond réellement à un marché qui s'adresse aussi bien aux primo-accédants qui souhaitent pré-câbler leur maison ou minimiser leurs factures énergétiques, qu'aux personnes handicapées pour qui ces technologies sont indispensables pour garder leur autonomie ou qu'aux seniors qui souhaitent rénover leur logement en se simplifiant la vie.

Pour que cette campagne soit totalement réussie, il faut espérer que les partenaires Promotelec Domotique seront assez nombreux pour répondre à la demande, assez compétents pour satisfaire de nouveaux clients ou suffisamment lucides pour s'entourer si les besoins exprimés dépassent le champ de leurs compétences. N'oublions pas que le succès d’un projet domotique repose sur une conception transversale qui concerne l'électricien mais aussi souvent le chauffagiste (gestion à distance, régulation, tableau de bord), le menuisier (volets roulants, porte de garage, portail), le couvreur (fenêtre de toit) ou le spécialiste audiovisuel (distribution vidéo, diffusion sonore, home cinéma). Ne passons pas à côté de cette nouvelle occasion de voir enfin ce marché réellement décollé en répondant de façon trop superficielle ou en ne mettant en avant que les aspects gadgets de la domotique.

mercredi 18 février 2009

Domoscopie II


Smart Home 2010

La première édition du salon « Smart Home » devrait se tenir dans un an à l’initiative de Reed Expositions. Il s’agit de regrouper pour la première fois tous les acteurs du marché de la domotique et du multimédia résidentiel. Le salon se déroulant en synergie avec Interclima + Elec, il y a fort à parier que les solutions immotiques seront également exposées. Ce sera l’occasion pour les fabricants, les distributeurs spécialisés, les bureaux d’études, les installateurs, les fournisseurs de services et les architectes de se réunir et d’échanger sur ce secteur en pleine ébullition.

Même si le climat économique est plutôt morose, le marché de la domotique continue de progresser grâce notamment à la nécessité de maitriser les consommations d’énergie, d’adapter notre habitat à nos modes de vie de plus en plus numériques et de faciliter le maintien à domicile des seniors et des handicapés. Ces mutations impliquent l’apparition d’une nouvelle génération d’équipements et de solutions ainsi que de nouvelles compétences en matière de conception, d’intégration et de maintenance. A ce stade, la connaissance des produits, la veille technologique et la mise en commun des expériences sont évidemment essentielles.

L’absence de rendez-vous professionnel devenait donc un frein au développement de la domotique en France. Pour tous les acteurs, il fallait jusqu’à maintenant butiner sur Batimat, sur Interclima+Elec, sur Expoprotection, sur Equip’Baie, sur le Satis, sur le salon du Home Cinema voire pour les plus motivés investir sur des déplacements à Light & Building à francfort, au Cedia en Angleterre, à ISE à Amsterdam ou au CES à Las Vegas... L’ambition de Smart Home sera donc de rassembler toutes les entreprises concernées et de les accompagner dans le développement de leur activité grâce à des stands très ciblés sur les nouveautés produits ou services, un parcours pédagogique et événementiel pour mieux faire comprendre les usages et leur mise en œuvre, un forum d’échanges entre professionnels et sans doute la présentation de projets exemplaires dans le cadre de la troisième édition du concours Electricien Top Plus.

Longue vie à Smart Home !

dimanche 21 décembre 2008

Domoscopie I

Le magazine "L’Electricien 3E" se bat depuis de longues années pour faire avancer la standardisation de la domotique, condition indispensable à son développement. Même s’il reste beaucoup à faire dans le domaine du VDI on peut considérer que tout est maintenant réuni pour que le réseau de communication devienne une réalité dans le résidentiel. Par contre, le combat est encore loin d’être gagné en ce qui concerne l’installation de contrôle/commande des circuits de puissance : déficit de compétence dans toute la chaine du bâtiment, manque d’incitation à construire intelligemment, aveuglement de certains fabricants qui persistent dans la voie du tout propriétaire, cascade de marges excessives sur l’ensemble des solutions innovantes, etc.

L’effervescence autour de Konnex constatée depuis quelques mois semble très prometteur que ce soit dans le tertiaire comme dans le résidentiel. En conjonction avec l’arrivée sur le marché français du KNX de nouveaux fabricants, on assiste à une prise de conscience des bureaux d’études et des maitres d’ouvrage de la nécessité d’introduire un minimum d’intelligence dans les bâtiments, notamment pour faciliter leur exploitation, augmenter le confort et optimiser les consommations d’énergie. Mais il ne faut pas croire que KNX soit la solution miracle adaptée à tous les projets. Malgré le climat de concurrence entre fabricants, le coût du matériel est encore inexplicablement élevé et la programmation ETS, malheureusement incontournable pour assurer la pérennité d’une installation et profiter de l’aspect multifabricants du protocole, reste complexe et onéreuse.

Une prise de conscience de la part de tous les acteurs est indispensable si on veut éviter de revivre le fiasco de la domotique des années 80. Il faut en particulier que les fabricants travaillent enfin tous dans le même sens en proposant des produits réellement interopérables et des modes de programmation pérennes et adaptés à la complexité de chaque projet.

lundi 1 décembre 2008

Pour ne pas revivre le fiasco de la domotique des années 80

On se bat depuis de longues années pour faire avancer la standardisation de la domotique, condition indispensable à son développement. Même s’il reste beaucoup à faire dans le domaine du VDI on peut considérer que tout est maintenant réuni pour que le réseau de communication devienne une réalité dans le résidentiel. Par contre, le combat est encore loin d’être gagné en ce qui concerne l’installation de contrôle/commande des circuits de puissance : déficit de compétence dans toute la chaine du bâtiment, manque d’incitation à construire intelligemment, aveuglement de certains fabricants qui persistent dans la voie du tout propriétaire, cascade de marges excessives sur l’ensemble des solutions innovantes, etc.

L’effervescence autour de Konnex constatée depuis quelques mois semble très prometteur que ce soit dans le tertiaire comme dans le résidentiel. En conjonction avec l’arrivée sur le marché français du KNX de nouveaux fabricants, on assiste à une prise de conscience des bureaux d’études et des maitres d’ouvrage de la nécessité d’introduire un minimum d’intelligence dans les bâtiments, notamment pour faciliter leur exploitation, augmenter le confort et optimiser les consommations d’énergie. Mais il ne faut pas croire que KNX soit la solution miracle adaptée à tous les projets. Malgré le climat de concurrence entre fabricants, le coût du matériel est encore inexplicablement élevé et la programmation ETS, malheureusement incontournable pour assurer la pérennité d’une installation et profiter de l’aspect multifabricants du protocole, reste complexe et onéreuse.

Une prise de conscience de la part de tous les acteurs est indispensable si on veut éviter de revivre le fiasco de la domotique des années 80. Il faut en particulier que les fabricants travaillent enfin tous dans le même sens en proposant des produits réellement interopérables et des modes de programmation pérennes et adaptés à la complexité de chaque projet.

dimanche 28 octobre 2007

Senior domotique

La plupart des gens souhaitent aujourd’hui vivre, travailler, se soigner et vieillir le plus longtemps possible à domicile. Nos maisons doivent s’adapter à cette tendance, d’autant qu’elle est amplifiée par le papy-boom et le prix toujours plus élevé pour la société de la prise en charge des personnes âgées en maisons spécialisées. Les technologies domotiques et multimédias ont évidemment un rôle essentiel à jouer dans ce domaine. Elles peuvent contribuer à l’amélioration de la qualité de vie et s’adapter au vieillissement de la population en automatisant certaines actions, en renforçant le lien virtuel avec la famille et les amis, en facilitant la vie quotidienne à travers des automatismes et des systèmes régulés, en permettant d’adapter le logement à certaines situations de maladie ou de handicap, en renforçant la sécurité des personnes et en développant les possibilités de monitoring, de télé-assistance, de télédiagnostic ou de télémédecine.

A l'heure du triple play, du télétravail et du Grenelle de l'environnement, on continue pourtant à construire ou à réhabiliter nos maisons avec les mêmes technologies qu'il y a 35 ans (chauffage électrique, conjoncteur téléphonique, va-et-vient...) alors que les nouvelles normes et le bon sens devraient suffire à la mise en œuvre de solutions plus rationnelles et plus évolutives. En dehors de quelques projets exemplaires forcément très médiatisés, l'écrasante majorité des logements récents sont énergivores et d'ores et déjà totalement inadaptés aux nouveaux usages*. Alors que les besoins sont évidents et que le prix des technologies diminue tous les jours, le secteur du bâtiment dans son ensemble reste désespérément incapable d'intégrer l'innovation. En plus d'un changement de mentalité, il faut souhaiter l'éclosion de nouveaux métiers aussi bien en amont dans la conception fonctionnelle des installations et des interfaces utilisateur, que lors de l'intégration des différents systèmes mais aussi au quotidien pour faciliter la prise en main et assurer la maintenance des équipements.

*Voir l'article "L'usage des NTIC dans l'habitat" du Dr Claude DEROUSSENT

mardi 3 juillet 2007

5 ans!

Le fameux cap des 5 ans! Je n'ai pas vu le temps passé... Autour de moi, j'entends souvent : "Embauche! Tu pourras faire beaucoup plus de projets", sous-entendu de tunes... He bien non! Je suis toujours tout seul et mon discours n'a pas varié depuis 5 ans. Ma liberté n'a pas de prix et mon luxe c'est d'écrire un livre, de pouvoir refuser un projet, d'emmener mes enfants àl'école ou de partir en vacances du jour au lendemain sans avoir à rendre de compte à personne ni tomber dans le piège de la rentabilité à tout prix, perdre en indépendance ou se faire un sang d'encre pour régler les salaires en fin de mois. Evidemment, ce n'est pas si simple et le marché est encore difficile. Il reste encore pas mal de charlatans et de requins et l'image de la domotique est encore plutot négative. Chaque projet est différent, les clients veulent du sur-mesure, et seul un maximum de rigueur permet de s'en sortir. Autre constat, ceux qui essayent de tout faire, c'est à dire de faire les études, de vendre, d'installer, de programmer et de faire la maintenance sont sur une corde raide. C'est évidemment tentant car les marges potentielles sont tentantes mais le risque est énorme car ils sont happés par les chantiers, embauchent, jonglent dangeureusement avec les stocks et la trésorerie, délaissent la veille technologique et perdent petit à petit leur indépendance vis à vis des fabricants. Mais travailler en solo ne signifie pas travailler seul. Tout passe par la confiance établie avec les installateurs, les intégrateurs, les architectes, les distributeurs et les fabricants. Ce n'est pas rien de se battre pour un nouveau métier! C'est souvent épuisant et heureusement pour moi qu'il n'y a pas que les projets. Je m'éclate tous les jours à écrire un article, mettre à jour ce blog, discuter avec l'éditeur du livre ou collaborer au développement du réseau Domoconsulting. On refait le point pour les 10 ans!

jeudi 19 avril 2007

Maison A : concilier architecture "à vivre" et technologies

Les salons, les conférences, les livres ou les magazines ne suffisent pas pour se faire une idée réelle de ce que peut réellement apporter l'innovation dans l'habitat en matière de confort, de sécurité, d'économie d'énergie ou de loisirs numériques. L'idéal est évidemment d'être confronté directement à ce type d'installation comme sur le site de Living Tomorrow à côté de Bruxelles, certaines maisons ouvertes à l'occasion des Journées de la maison contemporaine ou encore mieux en se rendant à la Maison A dans le 14e arrondissement de Paris. A l'initiative du magazine A Vivre avec le support du réseau Domoconsulting et en partenariat avec une quarantaine de partenaires industriels, cette maison est ouverte aux professionnels en semaine et au grand public le week-end et pendant les vancances scolaires jusqu'à la fin de l'année 2007 (plus d'informations sur le site web du projet).
L'une des ambitions du projet Maison A était de vérifier qu'une œuvre architecturale forte peut s'enrichir de l'introduction raisonnée de technologies innovantes. Dans ce contexte, la Maison A regroupe ce qui se fait de plus performant dans les domaines de l'éclairage, de la gestion d'énergie, de la sécurité, de la communication, du multimédia et de l'audiovisuel sans toutefois tomber dans la surenchère technologique. Il ne s'agit pas en effet d'un projet expérimental ponctuel mais au contraire d'une maison destinée à être réellement habitée. C'est la raison pour laquelle une importance particulière a été donnée aux usages et à la simplicité d'utilisation.
Dans ce contexte, la Maison A préfigure probablement l'habitat de demain. Il sera communicant, sain, économique, sûr, évolutif et ouvert au multimédia sans pour autant que la technologie y soit nécessairement visible ou omniprésente. A l'écoute et au service de l'utilisateur, personnalisable et adaptable à ce que chacun peut avoir comme exigence en matière de confort.
La Maison A n'est ni un showroom, ni un laboratoire, ni une maison du futur, théâtre d'une surenchère de technologies. Il s'agissait au contraire de réaliser une maison contemporaine avec des technologies d'aujourd'hui et utilisable par tout à chacun sans compétences particulières. Ceci passait nécessairement par une analyse approfondie des besoins de la famille, une conception fonctionnelle et technique transversale et une sélection pointue des technologies. Cette approche a permis de sélectionner de façon indépendante et objective ce qui nous paraissait les offres les plus pertinentes disponibles sur le marché avec le souci constant d'éviter le syndrome " usine à gaz ", de mettre constamment la facilité d'utilisation au cœur de nos préoccupations et d'assurer la pérennité du système.
Le choix de technologies standardisées, ouvertes et interopérables constituait à cet égard une certaine garantie même si leur mise en œuvre nécessitait une coordination des différents corps d'état de tous les instants et l'intervention d'un installateur électricien généraliste capable d'intégrer des solutions de différentes marques et de faire cohabiter éclairages, automatismes, gestion d'énergie, sécurité ou multimédia dans de véritables scénarios de vie accessibles aussi bien sur de simples boutons que sur écran tactile, sur place ou à distance par Internet. Ce type de compétences est encore trop rare mais tend progressivement à se généraliser partout en France grâce à la mise en place de réseaux de professionnels, aux efforts des fabricants et des réseaux de distribution, à la formation de spécialistes et à la mutation de certaines entreprises d'électricité capables de s'adapter à la convergence du numérique, de l'informatique et de la domotique et soucieuses de répondre aux nouvelles demandes de leurs clients. Plus globalement, tous les acteurs traditionnellement impliqués dans l'habitat résidentiel, qu'il s'agisse des fabricants, des maîtres d'œuvre ou des installateurs, doivent aujourd'hui tenir compte du bouleversement induit par l'explosion du numérique tant l'enjeu est d'importance pour leurs métiers.
En définitive, le projet Maison A est l'occasion de démontrer qu'il est parfaitement possible d'intégrer des solutions techniques innovantes susceptibles de contribuer au bien-être des utilisateurs.
Les perspectives offertes par ce projet sont donc plutôt encourageantes même si elles impliquent une profonde mutation des métiers du bâtiment. Le projet constitue à ce titre une expérience intéressante et démontre qu'il est possible de concilier les motivations et les exigences de l'utilisateur, de l'installateur et de l'architecte. L'ère de la " domotique raisonnée " semble ouverte…

vendredi 16 mars 2007

ISE Amsterdam 2007

Ce qui m'a d'abord frappé cette année à Amsterdam, c'est qu'on entend de plus en plus parler français dans les allées de l'ISE, le salon de référence en Europe dans le domaine de l'équipement audiovisuel et de l'intégration.. Même si le nombre d'exposants français reste encore faible (Pilotefilms, Vity, Procolor, Waterfall…), de nombreux visiteurs français ont fait le déplacement cette année. En plus des habitués du Cedia ou du réseau Domoconsulting, des représentants de certains fabricants et distributeurs de matériel électrique y voient l'opportunité de sonder le marché. Cela confirme peut-être les premices de la convergence réelle entre les mondes de la domotique et de l'audiovisuel. Par exemple, on voit de plus en plus d'intégration de fonctions de diffusion sonore multisources dans l'appareillage traditionnel, de scénarios multifonctionnels (éclairage, automatismes, son et image), de supervision des équipements sur écran tactile, ou d'utilisation du réseau VDI pour la commande et la distribution des sources audiovisuelles. Les deux marchés se rapprochent inéxorablement puisque le câblage structuré devient la colonne vertébrale de la maison et que l'audiovisuel ne se limite plus au salon mais trouve sa place dans toute les pièces de la maison.
Il est évident que les produits exposés à Amsterdam constituent le nec plus ultra un brun élitiste, mais ce qui est nouveau c'est que la plupart des fabricants proposent également des produits très grand public leur permettant de faire face à une demande grandissante et surtout à une concurrence de plus en plus vive. Rendez-vous donc dans un an à Amsterdam avec je l'espère de plus en plus de produits abordables et peut-être la présence d'une nouvelle génération d'installateurs, encore peu nombreux cette année, qui pourront découvrir un marché très dynamique et un salon extrémement efficace, à taille humaine et qui laisse une large place aux formations à travers un programme très étoffé de séminaires et d'ateliers.

vendredi 2 juin 2006

Après Batimat et Interclima+Elec, il était intéressant de traverser la frontière pour voir où en sont nos voisins. Le salon européen de référence Light+building qui a eu lieu à Francfort en avril était l'occasion de situer notre marché de la domotique, encore confidentiel en France, par rapport au reste de l'Europe.
Après le choc provoqué par l'immensité des lieux, les 2000 exposants et le nombre gigantesque de visiteurs, la visite de Light+building a d'abord permis de constater les même tendances que sur les salons français cet hiver :
  • KNX est bien le standard que tous les acteurs intéressés par la domotique attendait. La preuve, plus de 50 fabricants présentaient à Francfort leurs nouveautés qui viennent s'ajouter à un catalogue virtuel de 7000 produits certifiés KNX.
  • L'offre reste néanmoins morcelée puisque au total plus de 175 exposants impliqués dans la domotique et l'immotique étaient présents. Cela s 'explique par le fait que KNX est peu présent dans le tertiaire, domaine largement dominé par BACNet et LON. Au final quand même, très peu de fabricants présentaient une offre entièrement propriétaire.
  • Le monde du numérique et de la communication oblige les fabricants à standardiser leurs produits et les associations de standardisation à proposer des passerelles à l'image de Konnex qui a annoncé la disponibilité de KNXnet pour dialoguer avec les applications Internet et d'une table de correspondance avec BACnet pour s'ouvrir au monde de l'immotique.
  • Les domaines de la domotique, de la communication et de l'audiovisuel continuent de converger très rapidement ce qui permet de simplifier la mise en œuvre des installations et de simplifier leur utilisation.
Au-delà de ces confirmations, le principal enseignement de l'édition 2006 du salon Light+building a été de constater la différence de maturité qui existe encore entre les marchés allemands, belges, suisses ou scandinaves et le nôtre. Nous en sommes encore à nous demander quand la domotique décollera vraiment alors que nos voisins, sans même parler de domotique, l'ont déjà complètement intégrée dans leurs installations. Ce retard n'est néanmoins pas inéluctable, à l'image de ce qui s'est passé dans le domaine de l'Internet haut débit dans lequel la France a rattrapé tous ses voisins en quelques années. On peut continuer l'analogie en constatant que comme France Telecom il y a dix ans, le marché électrique français reste dominé par quelques mastodontes peu agiles pour s'adapter aux changements. Nous disposons en effet avec Schneider Electric et Legrand de deux des plus importants constructeurs de matériel électrique au monde. Les groupes français Sonepar et Rexel sont eux les leaders mondiaux dans le domaine de la distribution. Ces grandes entreprises mettent évidemment plus de temps à réagir mais leur puissance commerciale et marketing devraient faire leur œuvre. Ainsi, quel clin d'œil, Schneider Electric a récemment annoncé l'acquisition de Merten, l'un des spécialistes allemands de la maison intelligente et promoteur emblématique du standard KNX.
A l'extrême, peu importe quel protocole va s'imposer. Le retard est tellement important et le marché tellement vaste qu'il y a de la place pour de nombreuses solutions. Les produits Niko, Delta Dore ou In-One de Legrand ne sont pas aussi ouverts que l'on voudrait mais ils répondent chacun à certains types de projets ou aux différents niveaux de formation des installateurs. Finalement, au-delà même du débat sur la standardisation, le réel concurrent de la maison communicante n'est-il pas l'installation électrique traditionnelle qui fait que la quasi-totalité des maisons ou appartements qui seront construits ou rénovés cette année en France seront encore équipés de prises en T et de va-et-vient d'un autre age ?