Affichage des articles dont le libellé est maison communicante. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maison communicante. Afficher tous les articles

vendredi 14 septembre 2012

Critique ON Magazine/Multiroom








Critique très positive du livre “Maison Communicante” par Alban sur l’excellent site ON Magazine/Multiroom. Extraits:
Cette référence dans le domaine permet aux novices comme aux professionnels de retrouver tous les sujets liés à la domotique et au multimédia dans la maison
Grâce à un traitement didactique des différents univers et des différentes étapes à suivre pour intégrer domotique et multimédia dès les premières étapes de la construction, ce livre vous ouvre les portes de l'habitat innovant. 
La suite de l'article... 

mardi 24 juillet 2012

Après l'enquête de la semaine dernière, Cleantech Republic récidive avec un interview intitulé « Les systèmes domotiques seront intégrés aux box internet ».

mercredi 18 juillet 2012

Une maison connectée pour bien vieillir

On parle du livre "la maison communicante" dans le Figaro. Très bon titre et des pistes intéressantes pour l'essor de la domotique : bon sens, aides, convergence entre les différents acteurs comme Intel et General Electric par exemple.

vendredi 29 juin 2012


Quelques jours après la version papier, l’ebook de la quatrième édition de la “Maison Communicante” est maintenant disponible. Vous pouvez le télécharger et le déguster sur ordinateurs, liseuses, tablettes, iPhone, iPad, Kindle, Android et smartphones sur la plateforme izibook!


En voici les principaux avantages:

-Le prix : 30% moins cher.
-La disponibilité : livraison immédiate et ouvrage jamais épuisé!
-Le respect de la planète : pas de papier, pas d’encre, pas de transport, pas d’emballage.
-Le rendu : l’intégralité du livre est en couleur (10% seulement dans la version papier).
-Les fonctions avancées : recherche, prise de note, copier/coller…
-L’interactivité : accès en 1 clic aux vidéos illustrant les études de cas par exemple.



mardi 26 juin 2012

Box(on)


Interview d'actualité sur le site Atlantico à propos de l’intérêt croissant des opérateurs Internet pour la maison communicante.

jeudi 24 mai 2012


Après le succès des éditions précédentes et, compte tenu, de l’évolution rapide des technologies domotiques et multimédias, il nous a semblé indispensable de publier une quatrième édition mise à jour, corrigée et augmentée.

Voici les principales nouveautés :
-Refonte de la structure du livre pour permettre un parcours de lecture adapté à chacun.
-Mise à jour de tous les chapitres pour tenir compte des évolutions des usages, des technologies et des solutions disponibles sur le marché.
-Accent porté sur la pertinence des solutions domotiques en réponse aux engagements pris par le Grenelle Environnement et à la nouvelle réglementation thermique (RT2012).
-Mise en perspective des tendances apparues récemment dans le monde du numérique (TV HD et 3D, TV IP, TNT, OLED, etc.) et de la mobilité (écrans tactiles, smartphones, tablettes, etc.).
-Études de cas complémentaires au projet Maison A : une petite installation de pilotage à distance pour un appartement rénové et une application domotique au service d’une maison passive.

Disponible au format papier et au format électronique dans toutes les bonnes librairies!

vendredi 30 décembre 2011

Atelier numérique BFM

Interview d’Olivier Courtade (Myxyty) et de Maison Communicante sur le thème de la domotique dans l’émission l’Atelier Numérique sur BFM le samedi 10 mars 2012. Panorama du marché de la domotique et présentation de la 4e édition du livre “la Maison Communicante”.


mardi 21 septembre 2010

Domoscopie VI


2010, année zéro de la domotique de nouvelle génération ?

Smarthome, le salon de la domotique intégré à interclima+elec, va ouvrir ses portes à Paris le 9 février 2010 avec l’ambition de rassembler tous les acteurs du domaine et de les accompagner dans le développement de leur activité grâce à des stands très ciblés sur les nouveautés produits ou services, un espace Smarthome Experience pour mieux faire comprendre les usages et leur mise en œuvre, un forum d'échanges entre professionnels et la présentation de projets exemplaires dans le cadre de la troisième édition du concours Smarthome Awards.

La domotique arrive maintenant à un tournant. Elle doit convaincre les utilisateurs et les professionnels de sa valeur ajoutée. Trop souvent, la domotique ne se résume qu’à un substitut des technologies traditionnelles pour mettre en œuvre des fonctions basiques. Difficile de convaincre un utilisateur d’investir dans des technologies innovantes s’il est possible de faire la même chose plus simplement et moins cher. Par exemple, la domotique se résume trop souvent à réinventer le va-et-vient et le pilotage des volets car la notion de scénarios de vie et de centralisation nécessite un effort d’abstraction et de dialogue avec l’utilisateur final.

La domotique doit à tout prix évoluer vers la gestion complète des différents lots techniques, assurer leur pilotage de façon automatique quand la maison est inoccupée (régulation et optimisation transversale, simulation de présence, détection d’incident…) et se mettre au service de l’utilisateur en anticipant ses besoins de façon transparente. Comme sur nos ordinateurs, dans nos voitures ou dans certaines chambres d’hôtel, les préférences de l’utilisateur sont sauvegardées et réactivées de façon contextuelle. Une nouvelle fois, cela nécessite une réelle analyse des besoins et une sélection pertinente des solutions techniques et des intervenants.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point que Smarthome 2010 prévoit de concentrer ses efforts en mettant à l’honneur des installateurs et des intégrateurs sélectionnés pour la qualité de leur travail et en leur donnant la parole lors des présentations de réalisations exemplaires et du premier forum des intégrateurs en domotique. Pour la première fois, les spécialistes issus de l’audiovisuel, de la gestion de l’énergie, de la sécurité et de l’électricité pourront échanger avec l’espoir d’une mise en commun des compétences et de la reconnaissance d’une nouvelle profession.

mercredi 14 avril 2010

Domoscopie VII


(interclima + elec) x Smarthome = RVi

L’édition 2010 d’interclima + elec a été marqué par une véritable effervescence autour de la domotique et par l’éclosion de Smarthome. Facteur commun de l’efficacité énergétique et de l’installation électrique de nouvelle génération, la domotique a bien été perçue par de nombreux visiteurs comme un élément transversal devenant incontournable dans le monde de la construction. Résultat de l’opération et véritable temps fort de la semaine, le rendez-vous des intégrateurs en domotique (RVid) a réuni pour la première fois les différentes familles de l’intégration résidentielle issues des métiers de l'audiovisuel, de la gestion de l'énergie, de la sécurité, du handicap et de l'électricité.

Les débats ont essentiellement porté sur l'avenir du métier d'intégrateur en domotique et ont abouti à  un certain nombres d'actions à mener en priorité ; parmi elles, la promotion d'un statut d'intégrateur, un cycle d'échanges et de formations et la mise en ligne d'une base de connaissance. Il s’agit de mettre en commun un certains nombres de compétences et à terme d’assurer la reconnaissance d’une nouvelle profession et de la distinguer des domoticiens plus spécialisés par secteur d’activité : portails, volets, alarme, installation électrique... Le fait, par exemple, de labelliser les intégrateurs permettra d'assainir le marché, de clarifier les messages auprès des autres professionnels, d'améliorer la qualité des installations et donc d'assurer la satisfaction des utilisateurs. Toutes ces initiatives renforceront la communauté des intégrateurs en domotique et assureront un avenir à cette profession. Comme pour tout métier en devenir, ce sont les échanges d’expériences entre spécialistes qui permettront d’assoir le positionnement, de valider le modèle économique, d’améliorer la productivité et donc la rentabilité des intégrateurs.

La seconde partie du rendez-vous des intégrateurs en domotique était ouverte au plus grand nombre : étudiants, installateurs, journalistes, domoticiens, créateurs d'entreprise et fabricants ont pu assister aux sessions plénières et aux ateliers animés par des spécialistes, ravis de partager leur expertise. L’enthousiasme et l’assiduité des participants a démontré que le marché souffre cruellement d’un déficit de communication, de visibilité et d’échanges.

Ce rassemblement a enfin permis aux exposants d’interclima+elec de rencontrer des professionnels qui ne se déplacent plus sur les salons français. N’est-ce pas la vocation première d’un salon que de réunir tous les acteurs d’une profession et de permettre aux fabricants de rencontrer leurs clients et de dévoiler leurs innovations ? L’essai étant transformé, Reed Expositions, le CEDIA et Domoconsulting vous donnent rendez-vous à tous lors de la prochaine convention Smarthome qui aura lieu dès 2011.

lundi 1 décembre 2008

Pour ne pas revivre le fiasco de la domotique des années 80

On se bat depuis de longues années pour faire avancer la standardisation de la domotique, condition indispensable à son développement. Même s’il reste beaucoup à faire dans le domaine du VDI on peut considérer que tout est maintenant réuni pour que le réseau de communication devienne une réalité dans le résidentiel. Par contre, le combat est encore loin d’être gagné en ce qui concerne l’installation de contrôle/commande des circuits de puissance : déficit de compétence dans toute la chaine du bâtiment, manque d’incitation à construire intelligemment, aveuglement de certains fabricants qui persistent dans la voie du tout propriétaire, cascade de marges excessives sur l’ensemble des solutions innovantes, etc.

L’effervescence autour de Konnex constatée depuis quelques mois semble très prometteur que ce soit dans le tertiaire comme dans le résidentiel. En conjonction avec l’arrivée sur le marché français du KNX de nouveaux fabricants, on assiste à une prise de conscience des bureaux d’études et des maitres d’ouvrage de la nécessité d’introduire un minimum d’intelligence dans les bâtiments, notamment pour faciliter leur exploitation, augmenter le confort et optimiser les consommations d’énergie. Mais il ne faut pas croire que KNX soit la solution miracle adaptée à tous les projets. Malgré le climat de concurrence entre fabricants, le coût du matériel est encore inexplicablement élevé et la programmation ETS, malheureusement incontournable pour assurer la pérennité d’une installation et profiter de l’aspect multifabricants du protocole, reste complexe et onéreuse.

Une prise de conscience de la part de tous les acteurs est indispensable si on veut éviter de revivre le fiasco de la domotique des années 80. Il faut en particulier que les fabricants travaillent enfin tous dans le même sens en proposant des produits réellement interopérables et des modes de programmation pérennes et adaptés à la complexité de chaque projet.

dimanche 8 juin 2008

WiFi or not WiFi ?

Quand je parle des réseaux Voix-Données-Images et de la nécessité d'intégrer le câblage structuré dans nos maisons, on me demande souvent pourquoi les solutions sans-fil ne seraient pas suffisantes. En effet, pourquoi continuer à câbler nos maisons puisque tout ou presque peut se faire sans fil ? À quoi bon installer des prises RJ-45, à l'heure où les fournisseurs d'accès proposent des box capables de distribuer l'Internet, le téléphone ou la TV dans toute la maison en Wi-Fi ou en courant porteur en ligne (CPL)? Pour quelle raison investir dans le câblage d'un réseau alors que les réseaux Wi-Fi, 3G, DECT ou Bluetooth se répandent partout ?

Il est incontestable que le sans-fil apporte des services nouveaux, comme la mobilité, et un confort d'utilisation dans les domaines informatique, électrique, hi-fi, télécoms, etc. Cependant, il convient de rester prudent et de n'utiliser les technologies sans fil que lorsqu'elles sont indispensables ou qu'elles présentent un réel intérêt par rapport aux solutions filaires. Gardons en outre à l'esprit qu'à force de tout vouloir faire sans fil, les interférences entre les différents systèmes risquent au final de perturber le fonctionnement de tous les équipements.

Beaucoup s'interrogent sur l'impact des fréquences sans fil sur la santé. Après les fours à micro-ondes, les téléphones portables et les antennes relais GSM, ce sont maintenant les ondes propagées par les bornes Wi-Fi qui font l'objet d'études alarmantes. Certains organismes ont ainsi demandé d'éviter l'installation de ce type de réseau chez les particuliers ou dans les écoles, et préconisent de réduire son exposition aux champs électromagnétiques à haute fréquence, quitte à revenir à des solutions filaires traditionnelles. Pour l'instant, dans le doute, mieux vaut réduire la durée d'exposition et le périmètre de rayonnement au minimum en coupant les bornes Wi-Fi et DECT pendant la nuit par exemple, en évitant d'exposer les chambres et en réservant la couverture Wi-Fi aux zones d'utilisation réelle. En tout cas, ce qui est certain c'est que les ondes Wi-Fi sont très sensibles à l'environnement : un mur de béton armé, des téléphones sans fil, le réseau du voisin (surtout en ville où la bande de fréquence utilisée est hyper-saturée) suffisent à faire chuter les performances du réseau. Le CPL n'est pas non plus la panacée. D'abord, il n'est pas toujours fiable sur une vieille installation électrique et certains appareils électriques peuvent venir perturber la transmission du signal.

En règle générale, un simple câble revient moins cher et est plus fiable, toutes choses égales par ailleurs, qu'un dispositif fondé sur l'utilisation des fréquences radio ou infrarouge. Dans certaines conditions, en rénovation par exemple, le sans-fil se révèle plus compétitif puisqu'il ne nécessite pas de main d'œuvre pour le passage de câbles.

Au bout du compte, la granularité du réseau VDI et la présence de prises RJ-45 dans toutes les pièces permettent d'optimiser la qualité des réseaux sans fil et éventuellement de positionner au mieux les bornes Wi-Fi ou DECT qui ne doivent être considérées que comme des équipements optionnels qui se périmeront beaucoup plus vite que les solutions filaires.

En définitive, le débat n'est donc pas de savoir si le sans-fil peut remplacer le câblage mais plutôt de trouver leur complémentarité et de se concentrer, lors d'un projet de construction ou de rénovation, sur la qualité des réseaux structurels.

Avoir la fibre!

Dans son dernier éditorial, le sénateur Trégouet écrivait : " à l'encontre de l'opinion qui dominait il y a 10 ans, tous les spécialistes sont maintenant convaincus que la place de la France dans le monde dépendra de sa capacité, dans le quart de siècle qui vient (le temps d'une génération) à connecter chaque Français à une fibre optique. Beaucoup de nos concitoyens ne soupçonnent pas encore que cette connexion à une fibre optique leur sera aussi importante, dans la vie de tous les jours, que peut l'être, aujourd'hui, leur raccordement au réseau électrique ou au réseau d'eau potable... Ne tergiversons plus. Arrêtons de nous poser la question pour savoir si la fibre optique est le meilleur choix pour l'avenir. De tous les investissements que peuvent actuellement réaliser les collectivités pour préparer l'avenir dans le domaine des nouvelles technologies, la fibre optique est le seul pour lequel nous avons une visibilité sur tout le prochain siècle alors que tous les autres investissements technologiques (cuivre, radio, CPL, etc...) n'ont pas une espérance de vie optimale qui dépasse les 10 ans... ". Aux sceptiques qui estiment que ce déploiement est utopique il répond : " Si au début des années 1930, nos anciens avaient tenu le même raisonnement que nos économistes, face à l'électrification du monde rural, pensez-vous que chaque maison de France, même la plus isolée, disposerait aujourd'hui d'un câble (pourtant autrement difficile que la fibre optique à mettre en œuvre tant il est dangereux !) pour lui apporter la " fée électricité " ? "

Le déploiement inévitable de la fibre relativise le succès de l'ADSL qui, à cause de son support cuivre, ne constitue en aucun cas une solution pérenne. Il est évident que les habitants des grandes villes auront facilement accès aux très haut débit mais quid du reste du territoire? Ensuite, à quoi bon être connecté au très haut débit si les réseaux internes dans la maison ou l'appartement ne sont pas à niveau ? Faut-il d'ores et déjà généraliser la mise en œuvre de la fibre optique à l'intérieurs de nos logements ?

Appareils et réseaux utilisent depuis longtemps l'électron et le fil de cuivre pour transporter l'information. Les solutions fondées sur le photon et donc sur la fibre de verre, et bientôt de plastique, ne sont pas encore généralisées dans l'habitat. Très peu d'appareils domestiques sont conçus pour être connectés à un réseau en fibre optique. Seuls certains équipements informatiques et quelques appareils hi-fi et de home cinéma haut de gamme le permettent, mais il faut un autre réseau pour le reste de l'installation (domotique, téléphonie, TV satellite/câble, etc.). Un réseau en fibre optique est adapté aux liaisons longue distance (supérieures à 100 m) mais n'a pas encore sa place dans l'habitat, sauf dans le cas de grands bâtiments ou d'ensembles de bâtiments. Un tel réseau offre de très hauts débits, mais il ne comporte aujourd'hui aucun élément actif que ne sache transporter un câblage cuivre. Les débits nécessaires dans la maison sont actuellement de l'ordre du mégabit par seconde (abonnement ADSL 2 Mbit/s, par exemple) quand le câblage cuivre est encore capable de gérer le gigabit par seconde (1 000 Mbit/s). Non seulement le prix de revient de la fibre est presque dix fois supérieur à celui du câble informatique haut de gamme, mais sa mise en œuvre est contraignante et onéreuse. Pour toutes ces raisons, il ne semble pas encore réaliste d'installer un réseau en fibre optique à l'échelle d'une maison ou d'un appartement. Le précâblage en fibre optique d'une pièce dédiée à la hi-fi ou au home cinéma peut se concevoir pour préparer l'avenir ou si on dispose de matériel haut de gamme, de même que le raccordement de différentes zones dans une très grande maison ou celui de plusieurs bâtiments distants.

Le déploiement progressif de la fibre optique par les opérateurs et le développement des nouveaux usages, comme la visiophonie, la télésanté, le pay per view HD ou la possibilité de regarder plusieurs chaînes de télévision en haute définition, invitent néanmoins à en tenir compte dans la conception de nos maisons. En particulier, le câblage doit pouvoir être remplacé facilement en évitant, par exemple, des gaines trop étroites ou à angle droit.

jeudi 19 avril 2007

Maison A : concilier architecture "à vivre" et technologies

Les salons, les conférences, les livres ou les magazines ne suffisent pas pour se faire une idée réelle de ce que peut réellement apporter l'innovation dans l'habitat en matière de confort, de sécurité, d'économie d'énergie ou de loisirs numériques. L'idéal est évidemment d'être confronté directement à ce type d'installation comme sur le site de Living Tomorrow à côté de Bruxelles, certaines maisons ouvertes à l'occasion des Journées de la maison contemporaine ou encore mieux en se rendant à la Maison A dans le 14e arrondissement de Paris. A l'initiative du magazine A Vivre avec le support du réseau Domoconsulting et en partenariat avec une quarantaine de partenaires industriels, cette maison est ouverte aux professionnels en semaine et au grand public le week-end et pendant les vancances scolaires jusqu'à la fin de l'année 2007 (plus d'informations sur le site web du projet).
L'une des ambitions du projet Maison A était de vérifier qu'une œuvre architecturale forte peut s'enrichir de l'introduction raisonnée de technologies innovantes. Dans ce contexte, la Maison A regroupe ce qui se fait de plus performant dans les domaines de l'éclairage, de la gestion d'énergie, de la sécurité, de la communication, du multimédia et de l'audiovisuel sans toutefois tomber dans la surenchère technologique. Il ne s'agit pas en effet d'un projet expérimental ponctuel mais au contraire d'une maison destinée à être réellement habitée. C'est la raison pour laquelle une importance particulière a été donnée aux usages et à la simplicité d'utilisation.
Dans ce contexte, la Maison A préfigure probablement l'habitat de demain. Il sera communicant, sain, économique, sûr, évolutif et ouvert au multimédia sans pour autant que la technologie y soit nécessairement visible ou omniprésente. A l'écoute et au service de l'utilisateur, personnalisable et adaptable à ce que chacun peut avoir comme exigence en matière de confort.
La Maison A n'est ni un showroom, ni un laboratoire, ni une maison du futur, théâtre d'une surenchère de technologies. Il s'agissait au contraire de réaliser une maison contemporaine avec des technologies d'aujourd'hui et utilisable par tout à chacun sans compétences particulières. Ceci passait nécessairement par une analyse approfondie des besoins de la famille, une conception fonctionnelle et technique transversale et une sélection pointue des technologies. Cette approche a permis de sélectionner de façon indépendante et objective ce qui nous paraissait les offres les plus pertinentes disponibles sur le marché avec le souci constant d'éviter le syndrome " usine à gaz ", de mettre constamment la facilité d'utilisation au cœur de nos préoccupations et d'assurer la pérennité du système.
Le choix de technologies standardisées, ouvertes et interopérables constituait à cet égard une certaine garantie même si leur mise en œuvre nécessitait une coordination des différents corps d'état de tous les instants et l'intervention d'un installateur électricien généraliste capable d'intégrer des solutions de différentes marques et de faire cohabiter éclairages, automatismes, gestion d'énergie, sécurité ou multimédia dans de véritables scénarios de vie accessibles aussi bien sur de simples boutons que sur écran tactile, sur place ou à distance par Internet. Ce type de compétences est encore trop rare mais tend progressivement à se généraliser partout en France grâce à la mise en place de réseaux de professionnels, aux efforts des fabricants et des réseaux de distribution, à la formation de spécialistes et à la mutation de certaines entreprises d'électricité capables de s'adapter à la convergence du numérique, de l'informatique et de la domotique et soucieuses de répondre aux nouvelles demandes de leurs clients. Plus globalement, tous les acteurs traditionnellement impliqués dans l'habitat résidentiel, qu'il s'agisse des fabricants, des maîtres d'œuvre ou des installateurs, doivent aujourd'hui tenir compte du bouleversement induit par l'explosion du numérique tant l'enjeu est d'importance pour leurs métiers.
En définitive, le projet Maison A est l'occasion de démontrer qu'il est parfaitement possible d'intégrer des solutions techniques innovantes susceptibles de contribuer au bien-être des utilisateurs.
Les perspectives offertes par ce projet sont donc plutôt encourageantes même si elles impliquent une profonde mutation des métiers du bâtiment. Le projet constitue à ce titre une expérience intéressante et démontre qu'il est possible de concilier les motivations et les exigences de l'utilisateur, de l'installateur et de l'architecte. L'ère de la " domotique raisonnée " semble ouverte…

jeudi 22 février 2007

La Domotique à l'honneur

La Domotique à l'honneur dans l'émission "Question Maison" sur France 5 à l'occasion de l'événement "Maison A". Ce projet, situé au coeur de Paris, organisé par Eric Justman, (Architecture à vivre) ouvre ses portes aux particuliers le week-end et pendant les vacances. C'est fou l'impact de la TV! France 5 n'est pourtant pas une chaine majeure, mais c'est fou le nombre de personnes qui me disent avoir vu l'émission, d'autant qu'elle a été diffusée plusieurs fois. Pourquoi s'échiner à faire des articles ou des salons quand on peut toucher directement autant de monde grace au petit écran? Le plus dingue, c'est que le livre "la maison communicante" est présenté pendant le reportage et surtout à la fin de l'émission. Résultat, le livre s'est 40 fois plus vendu en janvier, qu'en décembre!
Plus d'informations sur le site de l'émission.
Le reportage est disponible en ligne.

vendredi 2 juin 2006

Après Batimat et Interclima+Elec, il était intéressant de traverser la frontière pour voir où en sont nos voisins. Le salon européen de référence Light+building qui a eu lieu à Francfort en avril était l'occasion de situer notre marché de la domotique, encore confidentiel en France, par rapport au reste de l'Europe.
Après le choc provoqué par l'immensité des lieux, les 2000 exposants et le nombre gigantesque de visiteurs, la visite de Light+building a d'abord permis de constater les même tendances que sur les salons français cet hiver :
  • KNX est bien le standard que tous les acteurs intéressés par la domotique attendait. La preuve, plus de 50 fabricants présentaient à Francfort leurs nouveautés qui viennent s'ajouter à un catalogue virtuel de 7000 produits certifiés KNX.
  • L'offre reste néanmoins morcelée puisque au total plus de 175 exposants impliqués dans la domotique et l'immotique étaient présents. Cela s 'explique par le fait que KNX est peu présent dans le tertiaire, domaine largement dominé par BACNet et LON. Au final quand même, très peu de fabricants présentaient une offre entièrement propriétaire.
  • Le monde du numérique et de la communication oblige les fabricants à standardiser leurs produits et les associations de standardisation à proposer des passerelles à l'image de Konnex qui a annoncé la disponibilité de KNXnet pour dialoguer avec les applications Internet et d'une table de correspondance avec BACnet pour s'ouvrir au monde de l'immotique.
  • Les domaines de la domotique, de la communication et de l'audiovisuel continuent de converger très rapidement ce qui permet de simplifier la mise en œuvre des installations et de simplifier leur utilisation.
Au-delà de ces confirmations, le principal enseignement de l'édition 2006 du salon Light+building a été de constater la différence de maturité qui existe encore entre les marchés allemands, belges, suisses ou scandinaves et le nôtre. Nous en sommes encore à nous demander quand la domotique décollera vraiment alors que nos voisins, sans même parler de domotique, l'ont déjà complètement intégrée dans leurs installations. Ce retard n'est néanmoins pas inéluctable, à l'image de ce qui s'est passé dans le domaine de l'Internet haut débit dans lequel la France a rattrapé tous ses voisins en quelques années. On peut continuer l'analogie en constatant que comme France Telecom il y a dix ans, le marché électrique français reste dominé par quelques mastodontes peu agiles pour s'adapter aux changements. Nous disposons en effet avec Schneider Electric et Legrand de deux des plus importants constructeurs de matériel électrique au monde. Les groupes français Sonepar et Rexel sont eux les leaders mondiaux dans le domaine de la distribution. Ces grandes entreprises mettent évidemment plus de temps à réagir mais leur puissance commerciale et marketing devraient faire leur œuvre. Ainsi, quel clin d'œil, Schneider Electric a récemment annoncé l'acquisition de Merten, l'un des spécialistes allemands de la maison intelligente et promoteur emblématique du standard KNX.
A l'extrême, peu importe quel protocole va s'imposer. Le retard est tellement important et le marché tellement vaste qu'il y a de la place pour de nombreuses solutions. Les produits Niko, Delta Dore ou In-One de Legrand ne sont pas aussi ouverts que l'on voudrait mais ils répondent chacun à certains types de projets ou aux différents niveaux de formation des installateurs. Finalement, au-delà même du débat sur la standardisation, le réel concurrent de la maison communicante n'est-il pas l'installation électrique traditionnelle qui fait que la quasi-totalité des maisons ou appartements qui seront construits ou rénovés cette année en France seront encore équipés de prises en T et de va-et-vient d'un autre age ?

lundi 6 février 2006

Interclima+Elec 2006 : la déferlante KNX

L'un des principaux enseignements de l’édition 2006 du salon Interclima+Elec a été l’adoption par la plupart des fabricants d’un langage commun permettant l’interopérabilité de leurs produits. Il s’agit de Konnex (KNX) qui regroupe EIBbus, EHS et Batibus. C’est probablement l’un des derniers freins à la généralisation de la domotique qui est en train de disparaître.

Longtemps, l'installateur devait choisir la moins pire des solutions. Ou bien il utilisait tous les produits d’une même marque en prenant le risque à court terme de ne pas pouvoir répondre à tous les besoins de son client et à moyen terme d’aboutir à une impasse technologique. Ou bien il se lançait dans une intégration périlleuse de produits propriétaires sans aucune garantie de fiabilité ni de pérennité de son installation. Ce que l’on pressentait depuis quelques années s’est enfin confirmé sur Interclima+Elec 2006. De nombreux industriels ont en effet annoncé des gammes de produits compatibles avec le protocole KNX pour la gestion de l’éclairage, des automatismes, de la sécurité ou de l’interphonie aussi bien pour la construction neuve que pour la rénovation dans la mesure où les produits KNX peuvent communiquer sur un simple bus, en radio, sur IP ou par courant porteur. KNX constitue une réelle opportunité pour les installateurs électriciens mais plus globalement pour l’ensemble des professionnels du bâtiment puisque grâce à une centaine de fabricants il existe d’ores et déjà des chaudières, des moteurs de VMC, des écrans tactiles, des platines de bouton-poussoirs, des stations météo, des appareils électroménagers et audiovisuels au standard KNX. Il est donc aujourd’hui possible de mettre en œuvre des installations domotiques de façon cohérente en sélectionnant les meilleurs produits chez les différents fabricants à l’image de ce qui s’est passé ces dernières années dans le domaine de la VDI pour les applications multimédia.

Mais attention, il ne faut pas tomber dans l’euphorie car le salut passe par une évolution des mentalités de tous les acteurs du bâtiment.

  • Est-ce que les architectes sauront intégrer cette nouvelle dimension dans la conception de leurs projets ? En tout cas, il est évident que contrairement à la domotique du siècle dernier, il est aujourd’hui possible de répondre à leurs exigences en terme de simplicité d’utilisation, d’ergonomie et d’esthétisme des commandes.
  • Est-ce que les fabricants, contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne par exemple, n’essayeront pas de maintenir artificiellement un niveau de prix élevé, ce qui ne serait pas forcément fatal pour le marché tertiaire mais qui serait à coup sûr un frein énorme au développement de la domotique dans le résidentiel ? Les perspectives sont séduisantes mais l’édifice reste fragile car même si KNX semble avoir gagné une bataille au niveau européen, il est pris en tenaille entre les quelques protocoles propriétaires que certains fabricants continuent de promouvoir et les protocoles historiques comme LonWorks ou de nouveaux entrants comme Zigbee qui constituent de sérieux challengers.
  • Est-ce que les installateurs accepteront d’acquérir de nouvelles compétences ou de s’entourer de spécialistes ? Pour se rendre compte du décalage qui existe avec nos voisins européens, il suffit de comparer les ventes de licences ETS (le logiciel qui permet de paramétrer une installation complète en KNX) : 14.000 outre-Rhin par exemple contre seulement 200 en France à ce jour… La marge de progression est donc énorme.

Quoiqu’il en soit, on ne peut être que globalement optimiste quand on constate le consensus des industriels et des spécialistes en domotique au sujet des produits KNX. Ne perdons surtout pas de vue que c’est avant tout le particulier qui a tout à gagner à l’émergence d’un standard domotique.

lundi 12 décembre 2005

Batimat 2005

Cette année, les organisateurs de Batimat nous avait mis l’eau à la bouche en mettant l’accent sur le développement durable avec un slogan fort « bâtir autrement ». Mais dans l’espace consacré au bâtiment intelligent le visiteur a vite été déçu. Il a d’abord constaté que les fabricants majeurs n’avaient même pas de stand et il a rapidement eu l’impression de parcourir les allées d’un hypermarché. Comment s’y retrouver dans cette surenchère de technologie, comment trouver des réponses aux questions que les architectes, les installateurs ou les maîtres d’ouvrage sont venus chercher avec souvent quelques projets précis en tête ? Est-ce que la grandeur du stand, le sourire de l’hôtesse ou le nombre de petits fours sont des critères suffisants pour sélectionner des produits ? Au moins dans un supermarché, les denrées sont rassemblées par catégories et surtout il est possible de réussir un repas sans choisir tous les produits d’une même marque. Car le fond du problème est là, chaque fabricant présente ses solutions en essayant de rendre le client captif et de l’obliger si telle ou telle fonction lui plait à compléter l’installation avec les autres produits de son catalogue. La plupart des fabricants continue de privilégier leur solution maison donc propriétaire à l’heure où les promesses offertes par une nouvelle génération de solutions domotiques passent nécessairement par l’intégration simplifiée des différentes fonctions. Quel confort par exemple de disposer d’un bouton à la sortie de la maison permettant en un seul geste de tout éteindre, fermer tous les volets roulants, mettre le chauffage en réduit et de renvoyer l’alarme sur son téléphone portable. Ou bien ces systèmes sont tous propriétaires et seul un Géotrouvetout pourra bricoler quelque chose pour satisfaire son client à court terme, ou bien ils parlent le même langage et n’importe quel installateur motivé et formé sera capable de programmer un tel scénario, de le faire évoluer et de le faire fonctionner sur le modèle de bouton-poussoir choisi par son client, une télécommande universelle, un écran tactile, par Internet ou bientôt à la voix. Les fabricants préfèrent simplifier à outrance leurs produits au détriment du nombre de fonctions disponibles et de leur compatibilité avec ceux de leurs concurrents. C’est infantilisant et presque insultant pour la plupart des installateurs qui souhaiteraient faire évoluer leur métier. Il faudrait au contraire mettre en valeur la profession, développer la formation et les accompagner auprès de leur client pour leur permettre de réellement bâtir autrement.

Quoiqu’il en soit l’édition Batimat 2005 a battu des records d’affluence et s’affirme plus que jamais au niveau international comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs du bâtiment car il constitue le reflet du marché de demain. En 2003, lors de la précédente édition, il n’existait pratiquement aucune solution Voix-Données-Images. Aujourd’hui elles sont légion et la prise RJ45 universelle se généralise maintenant dans les nouvelles constructions. Espérons qu’en 2007 les fabricants auront suivi cet exemple et offriront aux architectes et aux installateurs davantage de produits standardisés pour qu’enfin ils puissent mettre en œuvre facilement des solutions intelligentes susceptibles de répondre aux exigences des utilisateurs en terme de confort, de sécurité, d’économie d’énergie, de multimédia, de simplicité d’utilisation et de pérennité car nous construisons aujourd’hui les maisons de nos enfants et de nos petits-enfants. Le logement durable en somme…

dimanche 6 février 2005

Ouverture du blog de la maison communicante

Voici le blog consacré à la maison communicante... en complément du livre publié en 2005 aux éditions Eyrolles... pour partager une passion et une vision de l'habitat plus confortable, plus sûr et plus ouvert sur le monde du numérique.